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Together
Fandom: Percy Jackson
Created: 7/10/2026
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RomanceFantasyPWP (Plot? What Plot?)Explicit LanguageSandalpunkCharacter StudyCanon SettingCurtainfic / Domestic StoryAU (Alternate Universe)Retelling
L'Orage et l'Acier
Le couloir du lycée public de Phoenix sentait le renfermé, un mélange de cire à sol bon marché, de casiers métalliques rouillés et de la sueur accumulée de centaines d'adolescents stressés. Pour n'importe qui d'autre, c'était un environnement banal, presque oppressant. Pour moi, c'était un territoire étranger, une mission d'infiltration en zone ennemie.
Je devais dépasser la plupart des élèves d'au moins deux têtes. À un mètre quatre-vingt-dix-huit, avec ma carrure d'athlète et ma peau pâle qui semblait presque briller sous les néons blafards, je ne passais pas inaperçu. Les gens s'écartaient sur mon passage, intimidés par ma stature ou peut-être par l'aura électrique qui émanait inconsciemment de moi. Mes cheveux noirs, coupés court, étaient disciplinés, mais mes yeux gris — la couleur d'un ciel d'orage avant que la foudre ne frappe — scrutaient nerveusement chaque visage.
Sous ma veste de sport, je sentais le poids familier de mon armure d'avant-bras gauche. Elle était soudée à ma peau, un vestige permanent d'une bataille que j'aurais dû perdre. Le métal froid contrastait avec la brûlure qui s'étendait de mon poignet jusqu'à mon pectoral, une cicatrice boursouflée et complexe que je cachais au monde, tout comme les nombreuses autres marques de combat qui parsemaient mon corps.
Puis, je l'ai vue.
Clarisse La Rue se tenait près de son casier, en pleine discussion animée avec un malheureux qui semblait vouloir s'évaporer sur place. Ses cheveux brun clair, longs et bouclés, cascadaient sur ses épaules athlétiques. Sa peau bronzée, marquée par des années d'entraînement au camp et de batailles contre des monstres, contrastait magnifiquement avec la mienne. Elle était la force brute, l'arrogance et la bravoure incarnées. Elle était terrifiante pour tout le monde ici. Pour moi, elle était tout.
Lorsqu'elle tourna la tête et que ses yeux noirs rencontrèrent les miens, le changement fut instantané. L'expression de prédatrice en colère s'évapora, remplacée par une lueur de surprise pure, suivie immédiatement d'un désir féroce.
— Diogenes ? grogna-t-elle, bien que le nom sonne plus comme une caresse dans sa bouche.
Elle ne me laissa pas le temps de répondre. Elle s'avança vers moi, ignorant les murmures des élèves qui nous entouraient, et m'attrapa par le col de ma veste.
— Qu'est-ce que tu fous là, cervelle de foudre ?
— Tu me manquais, répondis-je doucement, un léger sourire étirant mes lèvres.
Elle ne répondit pas par des mots. Elle jeta un coup d'œil circulaire, ses yeux noirs lançant des éclairs de défi à quiconque oserait nous regarder trop longtemps. Puis, sans lâcher ma veste, elle m'entraîna avec une force surprenante vers le couloir latéral, celui qui menait aux toilettes les moins fréquentées de l'aile est.
Dès que la porte battante se referma derrière nous, Clarisse me poussa contre le carrelage froid. Le choc fit vibrer mon armure contre le mur, mais je ne sentis rien d'autre que la chaleur de son corps contre le mien.
— Tu es fou de venir ici, murmura-t-elle, sa voix rauque de désir. On est en plein milieu de la journée.
— Je m'en fiche, Clarisse.
Elle scella mes lèvres avec les siennes. Ce n'était pas un baiser doux. Clarisse ne faisait rien avec douceur. C'était une collision, une revendication. Elle m'embrassa comme si elle voulait me dévorer, ses mains s'agrippant à mes épaules larges. Je sentis ses dents gratter ma lèvre inférieure, une morsure légère qui me fit gémir de surprise et de plaisir.
Elle descendit dans mon cou, ses lèvres brûlantes marquant ma peau pâle. Elle ne se contentait pas d'embrasser ; elle marquait son territoire. Je sentais ses dents s'enfoncer dans l'attache de mon épaule, laissant sûrement une trace violacée qui mettrait des jours à disparaître.
— Tu es à moi, Hector, souffla-t-elle contre ma peau, son souffle chaud déclenchant des frissons le long de ma colonne vertébrale.
Mes mains, d'ordinaire si calmes et posées, tremblaient légèrement alors que je les posais sur ses hanches. Je sentis la fermeté de ses muscles sous son jean, la force de cette fille d'Arès qui n'avait peur de rien. Je fis glisser mes paumes vers le haut, sentant la courbure de sa taille, remontant vers son dos parsemé de cicatrices de guerre que je connaissais par cœur.
Le contact de mes mains sembla agir comme un catalyseur. Clarisse se pressa plus fort contre moi, ses jambes s'entremêlant aux miennes. Elle rehaussa sa tête, ses yeux noirs brûlant d'une intensité sauvage.
— Plus, Hector. Je veux plus.
Ses mains descendirent vers ma ceinture, tandis que son visage retournait se nicher dans le creux de ma gorge. Elle mordait, suçait, marquait chaque centimètre de peau qu'elle pouvait atteindre. Je sentais mon sang bouillir, l'électricité sous ma peau menaçant de faire griller les ampoules du plafond.
— Clarisse… murmurai-je, ma voix n'étant plus qu'un grognement sourd.
Mes mains redescendirent sur ses hanches, les pressant fermement, la tirant contre mon érection. C'est à ce moment-là que je sentis le changement dans son rythme. Ses mouvements devinrent plus erratiques, plus impatients. Elle ne voulait plus seulement m'embrasser. Elle voulait ma tête entre ses jambes, elle voulait sentir ma langue partout sur elle, elle voulait que je la possède avec la même fureur que l'orage qui couvait en moi.
Elle commença à tirer sur mon t-shirt, cherchant un accès direct à mon torse, à mon dos, à ces cicatrices qu'elle aimait tant explorer. Ses doigts effleurèrent le bord de mon armure soudée, et loin de la dégoûter, cela sembla attiser son feu.
— Je te veux, Hector. Ici, maintenant, partout.
Je l'embrassai à nouveau, perdant pied, laissant ma main glisser sous son haut pour caresser la peau brûlante de son ventre. Mais alors que mes doigts s'aventuraient plus bas, Clarisse s'arrêta brusquement, le front appuyé contre mon sternum. Sa respiration était saccadée, ses épaules se soulevaient au rythme de son cœur s'emballant.
Elle releva les yeux vers moi. Ses lèvres étaient rouges, gonflées, et ses cheveux étaient dans un désordre magnifique. Elle semblait livrer une bataille intérieure contre ses propres instincts primaires.
— Non, lâcha-t-elle finalement, la voix étranglée.
Je marquai un temps d'arrêt, mes mains restant immobiles sur ses hanches.
— Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? demandai-je, l'inquiétude perçant malgré mon état d'excitation.
Elle laissa échapper un rire bref et sans joie, secouant la tête.
— Non, imbécile. C'est juste que… pas ici. Pas dans des toilettes de lycée qui puent l'eau de Javel et le désinfectant. Pas pour notre première fois. Tu mérites mieux que ça. On mérite mieux que ça.
Elle se recula d'un pas, réajustant ses vêtements d'un geste brusque, bien que ses mains tremblent encore. Elle me regarda, et pour une fois, l'arrogance habituelle de la fille d'Arès était teintée d'une vulnérabilité que seul moi avais le privilège de voir.
— Écoute-moi bien, fils de Zeus, dit-elle en pointant un doigt autoritaire vers ma poitrine. Tu vas sortir d'ici. Tu vas quitter ce lycée avant que les surveillants ne te tombent dessus.
— Clarisse…
— Tais-toi et écoute. À seize heures pile, quand la cloche sonne, tu seras devant le grillage principal. Pas une minute de retard. On ira chez moi. Ma mère est partie pour le week-end. On sera seuls.
Elle s'approcha à nouveau, attrapa mon visage entre ses mains et m'embrassa une dernière fois, un baiser plein de promesses sombres et délicieuses.
— Et là, Hector, je ne te laisserai aucune chance de t'échapper. Je vais te démonter pièce par pièce. C'est compris ?
Je déglutis difficilement, mon cœur battant la chamade.
— Compris.
— Bien. Maintenant, fiche le camp.
Elle me tourna le dos, se regardant dans le miroir ébréché pour tenter de redonner une apparence humaine à sa chevelure. Je restai un instant immobile, observant la puissance qui se dégageait d'elle, même dans un moment aussi simple. Puis, je tournai les talons et sortis des toilettes, l'esprit embrumé par l'anticipation.
Les heures qui suivirent furent une torture. Je restai assis dans ma voiture, garée à quelques rues de là, observant les aiguilles de l'horloge du tableau de bord progresser avec une lenteur exaspérante. Mon bras gauche me lançait, une réaction nerveuse habituelle, et je frottai machinalement le métal froid de mon armure.
Je repensais à Clarisse. À sa force, à la façon dont elle ne reculait jamais devant rien, pas même devant le fils du roi des dieux. La plupart des gens voyaient en elle une brute, une fille colérique et violente. Moi, je voyais la guerrière qui portait le poids des attentes de son père sur ses épaules, celle qui protégeait les siens avec une férocité sans égale, celle qui, dans le secret de nos étreintes, cherchait une tendresse qu'elle n'osait demander à personne d'autre.
À quinze heures cinquante-cinq, je redémarrai le moteur et me dirigeai vers le lycée.
Le grillage était déjà assailli par quelques élèves qui séchaient les dernières minutes de cours. Je me garai le long du trottoir, mon imposante stature appuyée contre la portière, les bras croisés sur ma poitrine. Le soleil de l'après-midi tapait fort, faisant briller la sueur sur mon front.
La cloche sonna enfin, un cri strident qui libéra une marée humaine. Je cherchai Clarisse des yeux, ignorant les regards curieux des lycéennes qui passaient près de moi.
Elle apparut quelques minutes plus tard, marchant avec cette démarche assurée, presque provocatrice, qui la caractérisait. Elle portait son sac sur une épaule, son regard noir balayant la foule. Dès qu'elle m'aperçut, un sourire carnassier étira ses lèvres.
Elle ne ralentit pas, se frayant un chemin à travers les groupes d'élèves comme un char d'assaut à travers des rangs d'infanterie. Lorsqu'elle arriva à ma hauteur, elle ne dit pas un mot. Elle jeta son sac sur le siège arrière de ma voiture et monta côté passager.
Je m'installai au volant, le silence entre nous étant chargé d'une tension électrique presque palpable.
— Tu es à l'heure, nota-t-elle simplement alors que je démarrais.
— Je n'aurais pas manqué ça pour tout l'or de l'Olympe.
Elle laissa échapper un petit rire, un son rare et précieux.
— On va voir si tu es aussi brave que tu en as l'air, Diogenes. Ma maison est à dix minutes d'ici. Prends la prochaine à droite.
Le trajet se fit dans un silence tendu, seulement rompu par les indications de direction de Clarisse. Je sentais son regard sur moi, sur mon profil, sur mes mains agrippant le volant. Je savais qu'elle observait les cicatrices sur mes jointures, l'éclat du métal sur mon bras gauche.
Nous arrivâmes devant une petite maison de banlieue, tout ce qu'il y avait de plus ordinaire de l'extérieur. Mais dès que nous passâmes la porte d'entrée, l'ordinaire disparut. Clarisse jeta ses clés sur la console de l'entrée et se tourna vers moi. Elle ne perdit pas de temps à faire la conversation.
Elle me poussa contre la porte refermée, ses mains s'insérant immédiatement sous ma veste pour trouver le contact de ma peau.
— On y est, murmura-t-elle, son visage à quelques millimètres du mien. Pas de profs, pas de surveillants, pas de demi-dieux pour nous interrompre. Juste toi et moi.
Je posai mes mains sur sa taille, la soulevant légèrement pour qu'elle soit à ma hauteur. Ses jambes s'enroulèrent instinctivement autour de mes hanches.
— Tu es sûre de toi ? demandai-je, ma voix plus profonde qu'à l'accoutumée.
Elle me regarda droit dans les yeux, son arrogance habituelle brillant de mille feux.
— Hector, je suis une fille d'Arès. Je ne doute jamais. Et toi, tu es un fils de Zeus. Agis comme tel.
Elle m'embrassa avec une fureur renouvelée, et cette fois, je ne cherchai pas à tempérer l'orage. Je la portai vers l'escalier, chaque marche augmentant l'intensité de ce qui brûlait entre nous. Dans sa chambre, l'air semblait saturé d'ozone.
Clarisse me fit basculer sur le lit, se mettant à califourchon sur moi. Elle retira son haut d'un geste fluide, révélant sa musculature athlétique et les cicatrices qui racontaient son histoire. Elle était magnifique, une déesse de la guerre dans toute sa splendeur brute.
Ses mains s'attaquèrent à mon t-shirt, et bientôt, je fus torse nu sous elle. Ses doigts tracèrent les contours de la brûlure sur mon pectoral gauche, là où la peau était tordue et décolorée. Elle ne montra aucune pitié, aucune tristesse. Elle embrassa la cicatrice, ses lèvres laissant une traînée de feu sur mon armure soudée.
— C'est ça que j'aime chez toi, souffla-t-elle. Tu es brisé, mais tu es plus fort que n'importe qui.
Elle descendit plus bas, ses mains explorant mon corps avec une curiosité gourmande. Je sentis sa langue sur mes abdominaux, ses dents mordillant ma hanche. La sensation était indescriptible, un mélange de douleur exquise et de plaisir pur.
Je renversai les positions, la plaquant sous moi, mes mains encadrant son visage. Ses cheveux bouclés s'étalaient sur l'oreiller comme une auréole de cuivre.
— Je vais te rendre folle, Clarisse, promis-je.
— Cause toujours, fils de Zeus. Montre-moi.
Je descendis, suivant le chemin qu'elle avait tracé sur mon propre corps. Ma langue explora la courbe de son cou, la ligne de ses clavicules, descendant vers ses seins fermes. Clarisse arque le dos, un gémissement rauque s'échappant de sa gorge. Ses mains se perdirent dans mes cheveux noirs, me tirant plus fort contre elle.
L'électricité crépitait maintenant autour de nous, de petites étincelles bleutées dansant entre nos peaux. Clarisse ne semblait pas s'en soucier, elle en redemandait, ses ongles s'enfonçant dans mon dos alors que je descendais encore.
Je voulais tout d'elle. Je voulais connaître chaque centimètre de sa peau bronzée, chaque cicatrice, chaque point sensible. Et elle, dans sa soif insatiable, semblait vouloir absorber toute l'énergie que je pouvais lui offrir.
Ce n'était pas seulement un acte physique. C'était une collision de deux forces de la nature. Le ciel et la guerre, l'orage et l'acier.
Alors que nous nous perdions l'un dans l'autre, loin du monde des mortels et des intrigues de l'Olympe, il n'y avait plus de prophéties, plus de monstres à combattre, plus de pères divins à satisfaire. Il n'y avait que le poids de son corps contre le mien, le goût de sa peau, et la promesse d'une nuit où, pour la première fois, nous serions vraiment libres.
Clarisse resserra sa prise sur mes épaules, ses yeux noirs fixés sur les miens avec une intensité qui aurait pu consumer le monde.
— Ne t'arrête pas, Hector. Jamais.
— Jamais, répétai-je, avant de plonger à nouveau dans l'incendie de sa passion.
Je devais dépasser la plupart des élèves d'au moins deux têtes. À un mètre quatre-vingt-dix-huit, avec ma carrure d'athlète et ma peau pâle qui semblait presque briller sous les néons blafards, je ne passais pas inaperçu. Les gens s'écartaient sur mon passage, intimidés par ma stature ou peut-être par l'aura électrique qui émanait inconsciemment de moi. Mes cheveux noirs, coupés court, étaient disciplinés, mais mes yeux gris — la couleur d'un ciel d'orage avant que la foudre ne frappe — scrutaient nerveusement chaque visage.
Sous ma veste de sport, je sentais le poids familier de mon armure d'avant-bras gauche. Elle était soudée à ma peau, un vestige permanent d'une bataille que j'aurais dû perdre. Le métal froid contrastait avec la brûlure qui s'étendait de mon poignet jusqu'à mon pectoral, une cicatrice boursouflée et complexe que je cachais au monde, tout comme les nombreuses autres marques de combat qui parsemaient mon corps.
Puis, je l'ai vue.
Clarisse La Rue se tenait près de son casier, en pleine discussion animée avec un malheureux qui semblait vouloir s'évaporer sur place. Ses cheveux brun clair, longs et bouclés, cascadaient sur ses épaules athlétiques. Sa peau bronzée, marquée par des années d'entraînement au camp et de batailles contre des monstres, contrastait magnifiquement avec la mienne. Elle était la force brute, l'arrogance et la bravoure incarnées. Elle était terrifiante pour tout le monde ici. Pour moi, elle était tout.
Lorsqu'elle tourna la tête et que ses yeux noirs rencontrèrent les miens, le changement fut instantané. L'expression de prédatrice en colère s'évapora, remplacée par une lueur de surprise pure, suivie immédiatement d'un désir féroce.
— Diogenes ? grogna-t-elle, bien que le nom sonne plus comme une caresse dans sa bouche.
Elle ne me laissa pas le temps de répondre. Elle s'avança vers moi, ignorant les murmures des élèves qui nous entouraient, et m'attrapa par le col de ma veste.
— Qu'est-ce que tu fous là, cervelle de foudre ?
— Tu me manquais, répondis-je doucement, un léger sourire étirant mes lèvres.
Elle ne répondit pas par des mots. Elle jeta un coup d'œil circulaire, ses yeux noirs lançant des éclairs de défi à quiconque oserait nous regarder trop longtemps. Puis, sans lâcher ma veste, elle m'entraîna avec une force surprenante vers le couloir latéral, celui qui menait aux toilettes les moins fréquentées de l'aile est.
Dès que la porte battante se referma derrière nous, Clarisse me poussa contre le carrelage froid. Le choc fit vibrer mon armure contre le mur, mais je ne sentis rien d'autre que la chaleur de son corps contre le mien.
— Tu es fou de venir ici, murmura-t-elle, sa voix rauque de désir. On est en plein milieu de la journée.
— Je m'en fiche, Clarisse.
Elle scella mes lèvres avec les siennes. Ce n'était pas un baiser doux. Clarisse ne faisait rien avec douceur. C'était une collision, une revendication. Elle m'embrassa comme si elle voulait me dévorer, ses mains s'agrippant à mes épaules larges. Je sentis ses dents gratter ma lèvre inférieure, une morsure légère qui me fit gémir de surprise et de plaisir.
Elle descendit dans mon cou, ses lèvres brûlantes marquant ma peau pâle. Elle ne se contentait pas d'embrasser ; elle marquait son territoire. Je sentais ses dents s'enfoncer dans l'attache de mon épaule, laissant sûrement une trace violacée qui mettrait des jours à disparaître.
— Tu es à moi, Hector, souffla-t-elle contre ma peau, son souffle chaud déclenchant des frissons le long de ma colonne vertébrale.
Mes mains, d'ordinaire si calmes et posées, tremblaient légèrement alors que je les posais sur ses hanches. Je sentis la fermeté de ses muscles sous son jean, la force de cette fille d'Arès qui n'avait peur de rien. Je fis glisser mes paumes vers le haut, sentant la courbure de sa taille, remontant vers son dos parsemé de cicatrices de guerre que je connaissais par cœur.
Le contact de mes mains sembla agir comme un catalyseur. Clarisse se pressa plus fort contre moi, ses jambes s'entremêlant aux miennes. Elle rehaussa sa tête, ses yeux noirs brûlant d'une intensité sauvage.
— Plus, Hector. Je veux plus.
Ses mains descendirent vers ma ceinture, tandis que son visage retournait se nicher dans le creux de ma gorge. Elle mordait, suçait, marquait chaque centimètre de peau qu'elle pouvait atteindre. Je sentais mon sang bouillir, l'électricité sous ma peau menaçant de faire griller les ampoules du plafond.
— Clarisse… murmurai-je, ma voix n'étant plus qu'un grognement sourd.
Mes mains redescendirent sur ses hanches, les pressant fermement, la tirant contre mon érection. C'est à ce moment-là que je sentis le changement dans son rythme. Ses mouvements devinrent plus erratiques, plus impatients. Elle ne voulait plus seulement m'embrasser. Elle voulait ma tête entre ses jambes, elle voulait sentir ma langue partout sur elle, elle voulait que je la possède avec la même fureur que l'orage qui couvait en moi.
Elle commença à tirer sur mon t-shirt, cherchant un accès direct à mon torse, à mon dos, à ces cicatrices qu'elle aimait tant explorer. Ses doigts effleurèrent le bord de mon armure soudée, et loin de la dégoûter, cela sembla attiser son feu.
— Je te veux, Hector. Ici, maintenant, partout.
Je l'embrassai à nouveau, perdant pied, laissant ma main glisser sous son haut pour caresser la peau brûlante de son ventre. Mais alors que mes doigts s'aventuraient plus bas, Clarisse s'arrêta brusquement, le front appuyé contre mon sternum. Sa respiration était saccadée, ses épaules se soulevaient au rythme de son cœur s'emballant.
Elle releva les yeux vers moi. Ses lèvres étaient rouges, gonflées, et ses cheveux étaient dans un désordre magnifique. Elle semblait livrer une bataille intérieure contre ses propres instincts primaires.
— Non, lâcha-t-elle finalement, la voix étranglée.
Je marquai un temps d'arrêt, mes mains restant immobiles sur ses hanches.
— Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? demandai-je, l'inquiétude perçant malgré mon état d'excitation.
Elle laissa échapper un rire bref et sans joie, secouant la tête.
— Non, imbécile. C'est juste que… pas ici. Pas dans des toilettes de lycée qui puent l'eau de Javel et le désinfectant. Pas pour notre première fois. Tu mérites mieux que ça. On mérite mieux que ça.
Elle se recula d'un pas, réajustant ses vêtements d'un geste brusque, bien que ses mains tremblent encore. Elle me regarda, et pour une fois, l'arrogance habituelle de la fille d'Arès était teintée d'une vulnérabilité que seul moi avais le privilège de voir.
— Écoute-moi bien, fils de Zeus, dit-elle en pointant un doigt autoritaire vers ma poitrine. Tu vas sortir d'ici. Tu vas quitter ce lycée avant que les surveillants ne te tombent dessus.
— Clarisse…
— Tais-toi et écoute. À seize heures pile, quand la cloche sonne, tu seras devant le grillage principal. Pas une minute de retard. On ira chez moi. Ma mère est partie pour le week-end. On sera seuls.
Elle s'approcha à nouveau, attrapa mon visage entre ses mains et m'embrassa une dernière fois, un baiser plein de promesses sombres et délicieuses.
— Et là, Hector, je ne te laisserai aucune chance de t'échapper. Je vais te démonter pièce par pièce. C'est compris ?
Je déglutis difficilement, mon cœur battant la chamade.
— Compris.
— Bien. Maintenant, fiche le camp.
Elle me tourna le dos, se regardant dans le miroir ébréché pour tenter de redonner une apparence humaine à sa chevelure. Je restai un instant immobile, observant la puissance qui se dégageait d'elle, même dans un moment aussi simple. Puis, je tournai les talons et sortis des toilettes, l'esprit embrumé par l'anticipation.
Les heures qui suivirent furent une torture. Je restai assis dans ma voiture, garée à quelques rues de là, observant les aiguilles de l'horloge du tableau de bord progresser avec une lenteur exaspérante. Mon bras gauche me lançait, une réaction nerveuse habituelle, et je frottai machinalement le métal froid de mon armure.
Je repensais à Clarisse. À sa force, à la façon dont elle ne reculait jamais devant rien, pas même devant le fils du roi des dieux. La plupart des gens voyaient en elle une brute, une fille colérique et violente. Moi, je voyais la guerrière qui portait le poids des attentes de son père sur ses épaules, celle qui protégeait les siens avec une férocité sans égale, celle qui, dans le secret de nos étreintes, cherchait une tendresse qu'elle n'osait demander à personne d'autre.
À quinze heures cinquante-cinq, je redémarrai le moteur et me dirigeai vers le lycée.
Le grillage était déjà assailli par quelques élèves qui séchaient les dernières minutes de cours. Je me garai le long du trottoir, mon imposante stature appuyée contre la portière, les bras croisés sur ma poitrine. Le soleil de l'après-midi tapait fort, faisant briller la sueur sur mon front.
La cloche sonna enfin, un cri strident qui libéra une marée humaine. Je cherchai Clarisse des yeux, ignorant les regards curieux des lycéennes qui passaient près de moi.
Elle apparut quelques minutes plus tard, marchant avec cette démarche assurée, presque provocatrice, qui la caractérisait. Elle portait son sac sur une épaule, son regard noir balayant la foule. Dès qu'elle m'aperçut, un sourire carnassier étira ses lèvres.
Elle ne ralentit pas, se frayant un chemin à travers les groupes d'élèves comme un char d'assaut à travers des rangs d'infanterie. Lorsqu'elle arriva à ma hauteur, elle ne dit pas un mot. Elle jeta son sac sur le siège arrière de ma voiture et monta côté passager.
Je m'installai au volant, le silence entre nous étant chargé d'une tension électrique presque palpable.
— Tu es à l'heure, nota-t-elle simplement alors que je démarrais.
— Je n'aurais pas manqué ça pour tout l'or de l'Olympe.
Elle laissa échapper un petit rire, un son rare et précieux.
— On va voir si tu es aussi brave que tu en as l'air, Diogenes. Ma maison est à dix minutes d'ici. Prends la prochaine à droite.
Le trajet se fit dans un silence tendu, seulement rompu par les indications de direction de Clarisse. Je sentais son regard sur moi, sur mon profil, sur mes mains agrippant le volant. Je savais qu'elle observait les cicatrices sur mes jointures, l'éclat du métal sur mon bras gauche.
Nous arrivâmes devant une petite maison de banlieue, tout ce qu'il y avait de plus ordinaire de l'extérieur. Mais dès que nous passâmes la porte d'entrée, l'ordinaire disparut. Clarisse jeta ses clés sur la console de l'entrée et se tourna vers moi. Elle ne perdit pas de temps à faire la conversation.
Elle me poussa contre la porte refermée, ses mains s'insérant immédiatement sous ma veste pour trouver le contact de ma peau.
— On y est, murmura-t-elle, son visage à quelques millimètres du mien. Pas de profs, pas de surveillants, pas de demi-dieux pour nous interrompre. Juste toi et moi.
Je posai mes mains sur sa taille, la soulevant légèrement pour qu'elle soit à ma hauteur. Ses jambes s'enroulèrent instinctivement autour de mes hanches.
— Tu es sûre de toi ? demandai-je, ma voix plus profonde qu'à l'accoutumée.
Elle me regarda droit dans les yeux, son arrogance habituelle brillant de mille feux.
— Hector, je suis une fille d'Arès. Je ne doute jamais. Et toi, tu es un fils de Zeus. Agis comme tel.
Elle m'embrassa avec une fureur renouvelée, et cette fois, je ne cherchai pas à tempérer l'orage. Je la portai vers l'escalier, chaque marche augmentant l'intensité de ce qui brûlait entre nous. Dans sa chambre, l'air semblait saturé d'ozone.
Clarisse me fit basculer sur le lit, se mettant à califourchon sur moi. Elle retira son haut d'un geste fluide, révélant sa musculature athlétique et les cicatrices qui racontaient son histoire. Elle était magnifique, une déesse de la guerre dans toute sa splendeur brute.
Ses mains s'attaquèrent à mon t-shirt, et bientôt, je fus torse nu sous elle. Ses doigts tracèrent les contours de la brûlure sur mon pectoral gauche, là où la peau était tordue et décolorée. Elle ne montra aucune pitié, aucune tristesse. Elle embrassa la cicatrice, ses lèvres laissant une traînée de feu sur mon armure soudée.
— C'est ça que j'aime chez toi, souffla-t-elle. Tu es brisé, mais tu es plus fort que n'importe qui.
Elle descendit plus bas, ses mains explorant mon corps avec une curiosité gourmande. Je sentis sa langue sur mes abdominaux, ses dents mordillant ma hanche. La sensation était indescriptible, un mélange de douleur exquise et de plaisir pur.
Je renversai les positions, la plaquant sous moi, mes mains encadrant son visage. Ses cheveux bouclés s'étalaient sur l'oreiller comme une auréole de cuivre.
— Je vais te rendre folle, Clarisse, promis-je.
— Cause toujours, fils de Zeus. Montre-moi.
Je descendis, suivant le chemin qu'elle avait tracé sur mon propre corps. Ma langue explora la courbe de son cou, la ligne de ses clavicules, descendant vers ses seins fermes. Clarisse arque le dos, un gémissement rauque s'échappant de sa gorge. Ses mains se perdirent dans mes cheveux noirs, me tirant plus fort contre elle.
L'électricité crépitait maintenant autour de nous, de petites étincelles bleutées dansant entre nos peaux. Clarisse ne semblait pas s'en soucier, elle en redemandait, ses ongles s'enfonçant dans mon dos alors que je descendais encore.
Je voulais tout d'elle. Je voulais connaître chaque centimètre de sa peau bronzée, chaque cicatrice, chaque point sensible. Et elle, dans sa soif insatiable, semblait vouloir absorber toute l'énergie que je pouvais lui offrir.
Ce n'était pas seulement un acte physique. C'était une collision de deux forces de la nature. Le ciel et la guerre, l'orage et l'acier.
Alors que nous nous perdions l'un dans l'autre, loin du monde des mortels et des intrigues de l'Olympe, il n'y avait plus de prophéties, plus de monstres à combattre, plus de pères divins à satisfaire. Il n'y avait que le poids de son corps contre le mien, le goût de sa peau, et la promesse d'une nuit où, pour la première fois, nous serions vraiment libres.
Clarisse resserra sa prise sur mes épaules, ses yeux noirs fixés sur les miens avec une intensité qui aurait pu consumer le monde.
— Ne t'arrête pas, Hector. Jamais.
— Jamais, répétai-je, avant de plonger à nouveau dans l'incendie de sa passion.
